01.01.2006

Bienvenue à Langlade !





Voici un blog sur Langlade, qui a pour but de promouvoir ce magnifique village vaunageol, tout près de Nîmes, dans le Gard.

C'est un village chargé d'histoire et très riche culturellement.

Vous trouverez sur ce modeste blog, la situation, les données générales, l'histoire, les lieux à voir de Langlade.

Egalement, une présentation succinte de cette "micro-région" qu'est la Vaunage était indispensable.
De même qu'un rappel sur le Vin réputé du "Vieux Langlade" et sur les Coteaux du Languedoc en général...

Bonne visite et peut-être à bientôt en Vaunage et à Langlade !


Nicolas Cadène.


29.12.2005

Présentation de la Vaunage



La Vaunage est un espace constitué de plaines et de collines autour de Nages (connu pour son oppidum) entre Languedoc et Provence et entre Sommières et Nîmes.

Ses communes sont d'est en ouest: Caveirac, Clarensac, Langlade, Saint-Dionizy, Nages-et-Solorgues, Calvisson, Boissières, Saint-Côme-et-Maruéjols, Congénies.

D'après le recensement de 1999, la population de la Vaunage est de 15250 habitants :



Répartis dans ses 9 communes :

Boissières : 485 hab et 333 ha ;

Calvisson : 4725 hab et 2897 ha

Caveirac : 3160 hab et 1479 ha

Clarensac : 2117 hab et 1449 ha

Congénies : 1072 hab et 864 ha

Langlade : 1850 hab et 900 ha

Nages-et-Solorgues : 1350 hab 6et 18 ha

Saint-Côme-et-Maruéjols : 580 hab et 1400 ha

Saint-Dionizy : 401 hab et 641 ha


Les 9 communes de la plaine de la Vaunage ont donc une superficie de 10 000 Hectares.

L'origine de son nom vient de « Vallées de Nages ».

La vallée de Nages est donc une combe creusée dans le plateau des garrigues finissant, où coule le Rhôny.
Cette dépression, encadrée de collines culminant à 200 mètres est quasiment fermée et ne communique facilement avec l'extérieur que par deux passages, l'un à l'est, vers Nîmes, l'autre, au sud, vers Vergèze.

Cette situation géographique confère à cette micro-règion un fort sentiment identitaire.

Ce petit pays à vocation agricole à l'origine, regroupant 9 communes, est tellement imprégné d'histoire qu'on a pu dénombrer plusieurs centaines de sites, gisements, établissements archéologiques sur l'ensemble de ses 10.000 hectares.

Ces vallées sont peuplées depuis plus de 2000 ans.
Quelques oppidums, dominés par celui de Nîmes (peuplé par les Volques), furent bâtis quelques siècles avant JC. L'oppidum de Nages qui a laissé d'importantes traces archéologiques en est aujourd'hui la preuve.

Historiquement, cette région est très marquée par son passé de forte résistance protestante.
De beaux châteaux médiévaux dominent les vallées comme ceux de Villevieille, Sommières ou Boissières.
Les autres « châteaux » sont en fait de très belles bâtisses provençales, des bastides ou de grands mas (comme le château de Calvisson, de Clarensac, le Château Langlade, le Château de Congénies...).



La tradition taurine et camarguaise est très présente dans les vallées.



Le sol est argilo-calcaire et la flore essentiellement de garrigue.
C'est pourquoi c'est aussi une région très viticole, essentiellement au niveau du terroir du Vieux Langlade, terroir prisé depuis le XVe siècle pour ses vins.

Aujourd'hui, cette région est de plus en plus déteriorée par de nombreuses constructions immobilières en périphérie de Nîmes.


Poème sur la Vaunage (Page 30 du livre Voyage autour de la Vaunage de Maurice ALIGER. Imprimerie BENE . 1983) :


"Généreuse et opulente Vaunage,

triplement riche

du fruit de l'olivier,

de vins ensoleillés

et de blonds chasselas ;


Vaunage,

féconde génitrice

de filles-fruits de chair

où tes fils mordent à la vie en des amours de flamme ;


Vaunage,

creuset tout bouillonnant

de brutales passions,

de haines mal éteintes

et de jeux de violence ;


Vaunage,

dévorée d'inextinguibles feux

pour ces taureaux nerveux,

fils farouches et purs

des sauvages palus ;


Vaunage,

turbulente et colorée

toujours illuminée de fêtes,

et autour de toi, se donnant la main,

cette farandole de villages d'or.


Vaunage,

Qui vis adorer et brûler

tant de dieux :

ceux des sources, des bois,

les dieux attiques, ceux de Rome…

et cet enfant de Bethléem.


Vaunage,

déesse-Mère,

nous prosternons nos cœurs

et nous courbons nos fronts

vers ta féconde terre

qui engendra nos corps

et le recueillera ;


Vaunage sacrée,

toi qui détiens,

sous de futiles apparences,

sagesse, harmonie, mesure et savoir,

fais-nous pareils à toi,

maternelle Vaunage,

et donnes-nous,

souriante et profonde,

ta lumineuse Paix."

Associations Langladoises



L'Amourié, Musique en Vaunage

Président : M. Denis Couton.

Les "Erables", 22 rue Basse.

Tél : 04 66 63 48 38.

Activité : Musique ; des conserts et rencontres musicales toute l'année.



Langlade Informatique Club

Président : M. Gilbert Miralles

32 Chemin de l'aire vieille

Tél : 04 66 81 48 26

Activité : Informatique



Comité de fêtes "Lou Felibre"

Président : M. Gilbert Miralles

Email : webmestre@langlade.org



Athlétique club des pinèdes

Président : Christian Codis

Tél. : 04 66 81 37 48


Anciens combattants

Président : M. acques Roignot

Tél. : 04 66 81 56 60


Diane Langladoise

Président : M. Gilbert Issartel

Activité : Chasse



Accueil et Loisirs

Présidente : Mme Christiane Roignot



Union Langladoise Protection Incendie

Président : M. Maurice Mayeras

Activité : Protection de l'environnement



Société de tir

Président : M. Cruciani

Activité : Sport



Festejaires Langladois

Président : M. Jean Pierre Soulages

Activité : Fêtes



Association Familles Rurales de Langlade

Présidente : Mme Patricia Combeau

Chemin de la Coste

Tél. : 04 66 81 84 89

Activité : École de musique, Chorale, Gym Adulte, Danse et expression corporelle, Atelier de la Gare , Crèche.



La Boule Amicale



Association sportive les genêts



Association des parents d'élèves

Présidente : Mme Nathalie Hostaux

13, Lotissement Les Muscats



Club Taurin Lou Pélot



Arc - Club



Karaté Club

Tél. : 04 66 81 43 16



Vieux Moulin



Soleil'ado



Poney-Club



OSCL (football)




L'Eglise Réformée

Président : M. Robert Bourg

Activité : Association cultuelle



La paroisse catholique

Présidente : Mme Louise Rolle

Activité : Association cultuelle

28.12.2005

Renseignements administratifs historiques

Langlade, canton de Sommières.



- Nom, Date, (Sources)



- Anglata, 1125, (Layette du Trésor des chartes, tome I, page 44.)

- Anglata; 1161, (cartulaire de Franquevaux; Ménard I, preuves page 38, colonne 1.)

- Parochia Sancti-Juliani de Anglala, 1165, (chapitre de Nîmes, archives départementales.)

- Parochia Sancti-Juliani de Anglala, 1207, (Ménard I, preuves page 42, colonne 2.)

- Ecclesia Sancti-Juliani de Anglada, 1214, (Ménard I, preuves page 53, colonne 2.)

- Sanctus-Julianus de Anglada, 1306, (cartulaire de Saint-Sauveur-de-la-Font.)

- Anglada, 1322, (Ménard II, preuves page 34, colonne 1.)

- Anglada, 1384, (dénombrement de sénéchaussée.)

- Ecclesia de Anglada, 1386, (répartition du subside de Charles VI.)

- L'Anglade, 1435, (répartition du subside de Charles VII.)

- Locus de Anglada, 1461, (registre copie de lettres royaux. E, IV, f° 52.)

- Le prieuré de Sainct-Julien de Langlade, 1569, (insinuations ecclésiastique du diocèse. de Nîmes.)

- L'Anglade (Ménard, tome VII, page 604.)



Langlade dépendait de la viguerie et du diocèse de Nîmes, archiprêtré de Nîmes.


- A l'époque de l'Assise de Calvisson (1322), on y comptait 65 feux, dont 4 étaient qualifiés nobles. Le dénombrement de 1384 ne lui en donne plus que 5 ; celui de 1754, 58, et celui de 1744, 40 et 200 habitants.


- Le prieuré de Saint-Julien de Langlade était uni à la mense épiscopale pour un quart et valait 2000 livres.


- Ce lieu était du ressort de la cour royale ordinaire de Nîmes.


- Les seigneurs de Calvisson possédaient à Langlade la haute et la basse justice, la moyenne appartenait à des seigneurs particuliers.


- Le village de Langlade fut compris dans le marquisat de Calvisson, lorsqu'il fut créé on 1644.


- De 1414 à 1790, la terre de Langlade fat possédée par des seigneurs qui en portaient le nom.


- Langlade a pour armoiries :


d'argent, à trois échalas de sinople.

27.12.2005

Histoire au cours des siècles

Sources documentaires :

LANGLADE au fil des temps de Monsieur Robert BADOUIN.

LA VAUNAGE de Monsieur Maurice ALIGER




I. Langlade au cours des siècles :

Début du 1er millénaire.

On rencontre un habitat dispersé le long du Rhôny.


Epoque médiévale.



L'existence de la voie romaine, sur le plateau sud de la dépression de la Vaunage, attire les habitants vers le bas de la colline, ils profitent ainsi de la plaine pour de petites cultures céréalières, de la garrigue pour l'élevage des ovins et ont un accès vers Nîmes.

La vie s'organise autour de l'église Saint Julien, présence attestée en 1149, et de ses dépendances: presbytère, hôpital et cimetière.

Le village se présente alors comme un rectangle étroit (d'où le nom de Langlade), entourée de rues, rue Haute et rue Basse actuelles.
La dernière maison à l'est se trouve à hauteur de la place du Visago actuelle et la dernière à l'ouest borde la rue des Chasselas actuelle.
Les rues sont renforcées de murs en pierre pour assurer la protection des habitants


Epoque des guerres de religions.



Le village ne change pas d'aspect.
L'église St Julien est en partie détruite, ses archives sont brûlées.
Le cimetière catholique est installé à l'emplacement de la mairie actuelle.
Une autre église aurait-elle été édifiée au lieu-dit St Estève en bordure du Rhôny, en limite de Langlade et Clarensac, à l'emplacement d'une tuilerie qui aurait été construite sur ses ruines après la révolution de 1789 ? Cette interrogation existe dans des études récentes.
Au XVII ème siècle un relais de poste est aménagé au lieu-dit "Les Baraques", sur la voie Romaine.


XIX ème siècle



La loi organique de 1802 crée l'Eglise Réformée Nationale, organisée en consistoires regroupant plusieurs villages.
Certaines églises de la Vaunage (alors très majoritairement protestante) dont celle de Langlade, sont affectées au culte protestant.
Le village déborde du berceau initial.
En 1935 apparaissent au cadastre trois maisons au Boulidou, une à Vigne Croze, une au Saillis, et sept maisons au Coin du Loup.
Le cimetière est installé à son emplacement actuel, pour les deux communautés catholiques et protestantes.
Vers 1850 est construit un bâtiment qui sert de mairie à l'étage, avec un logement pour l'instituteur, et d'école au rez-de-chaussée.
En 1859 l'axe routier Caveirac-Calvisson devient l'axe principal pour rejoindre Nîmes et Sommières.
La voie Romaine qui était devenue la route départementale N° 10 en 1813 est définitivement abandonnée et du même coup le relais de poste des Baraques.
A la même époque est réalisé l'axe routier St Gilles-Clarensac.
En juillet 1882 la ligne de chemin de fer PLM Nîmes le Vigan est ouverte et passe à Langlade grâce au soutien de Tony DOMBRE.
Un bureau de poste est ouvert à Langlade le 15 juillet 1894 et installé à son emplacement actuel en 1905.


XXème siècle



C'est surtout après la dernière guerre mondiale que le village prend son aspect actuel.
A partir de 1896 les chênes verts qui constituaient l'essentiel du "paysage forestier" sur les hauts de Langlade commencent à être remplacés par des pins d'Alep.
En 1906 le conseil municipal lance un programme de reboisement à cet effet.
En 1925 est construite la place du Visago, à l'emplacement des ruines de la dernière maison à l'est du contour initial.
En 1921 une centaine de mètres plus à l'est avait été construit le monument aux morts.
En 1970 une nouvelle école est bâtie à son emplacement actuel.
La SNCF ferme le trafic de voyageur en 1970 et définitivement l'exploitation de la ligne de chemin de fer en 1987.
La maison polyvalente est construite en 1988.
En 2001, une nouvelle église Saint julien est construite.



II- La Vaunage terre de luttes et de passions.

Le sud de la France, a été particulièrement marqué par son histoire religieuse.
Les villages de la Vaunage, dont Langlade, sont des lieux où la Religion Réformée a imprégné un style de vie dans lequel la révolte contre toute oppression et la rigueur dans le comportement sont des caractères dominants.


Avant l'apparition de la Réforme :

Les habitants vivent au sein de la paroisse de Saint Julien.
La présence de leur église est attestée sur des documents administratifs datant de 1149.
Celle-ci est entourée d'un presbytère, d'un cimetière et d'un hôpital qui tient lieu d'hospice à l'usage des indigents.

La population partage ses activités, au rythme de la cloche de l'église, entre l'exploitation agricole, petites cultures vivrières et élevage de quelques moutons, les travaux au profit de la paroisse et les offices religieux.
Elle acquitte bon grès mal grès la dîme.
Elle semble avoir été nullement marquée par les croisades menées au 13ème siècle contre les cathares.


De la Réforme à l'Edit de Nantes

C'est vers 1530 que la Religion Réformée s'implante en Vaunage.
Elle connaît rapidement un immense succès.
Le premier pasteur à officier est le pasteur REILLAN.
La nouvelle religion s'étend d'abord sans obstacles.
Elle connaît surtout des difficultés d'ordre matériel, les villages n'ont guère les moyens d'entretenir le quotidien d'un pasteur qui n'a aucune ressource extérieure (à l'inverse des curés financés par l'Eglise). Ainsi un pasteur unique est désigné pour servir la foi dans les villages de Langlade, St Dionisy, Nages et Boissières.

Mais les événements de la St Barthélémy à Paris en 1572 réaffirment les persécutions contre les protestants.
En province, les soldats des armées royales pillent chez l'habitant et répriment violemment les protestants.
Pour éviter les exactions et obtenir une trêve, Langlade est contrainte de payer une imposition.


De l'Edit de Nantes à sa révocation

Le régime concordataire institué par Henri IV (le royaume assure une partie du traitement des pasteurs) ne suffit pas pour rétablir l'ordre.
Dans les années 1620, le duc de ROHAN prend la tête de la rébellion protestante.
Il combat contre les troupes du roi en particulier à Clarensac et Calvisson.
Afin de priver l'adversaire de ses moyens d'approvisionnement, il persuade les populations des villages vaunageols de venir se réfugier à Nîmes avec meubles, bagages, animaux et fourrage.
Mais Rohan, vaincu, signe sa reddition en 1629.

L'église Saint julien est toujours utilisée par les protestants, des travaux de réfection y sont entrepris.
Les pasteurs BRUGUIER, QUESNOT, ARNAUD et GAZANE vont y officier successivement.
Bien loin d'abjurer, les habitants consolident la pratique de la religion réformée.


Révocation de l'Edit de Nantes, la guerre des Camisards, l'Edit de tolérance.

L'Edit de Nantes est révoqué en 1685 par Louis XIV.
Les pasteurs QUESNOT et ARNAUD s'enfuient du royaume.

Selon les déclaration du vicaire BRUNEL, en 1685 "tous les habitants de St Julien de Langlade, ma paroisse, fait abjuration de l'hérésie ....... et fait profession de la religion catholique....... ".
Il faut dire que la menace des dragonnades est plus que déterminante...
Suit la longue période des "assemblées du désert".
Les protestants ne pouvant plus assurer leur culte au grand jour, se réunissent clandestinement en des lieux éloignés du village, "au péril de leur vie".
La Font de Langlade, le Puech Nuit, le Cros de Langlade, reçoivent régulièrement des assemblées de plusieurs centaines, parfois plusieurs milliers, de personnes qui viennent y prier.

C'est à cette époque que se place la révolte des Camisards menée par Jean CAVALIER.
L'épopée camisarde en Vaunage, déclenchée par le meurtre d'un agent royal en Cévennes (l'Abbé du Chayla), se situe entre 1701 et 1705.
CAVALIER se bat contre les troupes royales qui conduisent la répression à partir de Calvisson, Clarensac et Nages.
Langlade est une ville étape pour le chef camisard.
Il s'y fait surprendre à la tête de 800 hommes à pied et cent hommes à cheval, défait il est contraint de se replier, puis la partie définitivement perdue il s'échappe en Suisse avec une centaine d'hommes.
Langlade compta quatre camisards déclarés qui firent partie de la troupe de CAVALIER : Jean SERVIERE, Jacques BOISSIER, Louis BONNAUD et Pierre BECHARD.
A cet épisode guerrier succède une longue période d'assemblée du désert durant laquelle alternent périodes de répression et de calme, jusqu'à l'Edit de Tolérance en 1787.


Et maintenant ?

C'est finalement le Premier Consul qui réglera la question de la vie des communautés catholiques et protestantes en France par la loi organique de 1802, créant l'Eglise Réformée Nationale.
Dans ce cadre, la population de Langlade est reconnue dans sa quasi totalité protestante et l'église St Julien est désormais affectée logiquement à l'exercice du culte et devient le Temple.
A la fin du XIX ème siècle, les courants anticléricaux et libre penseurs, l'attirance exercée par la franc-maçonnerie sur nombre de langladois, font que la pratique religieuse devient plus discrète.
De nos jours, le flux migratoire, qui a fait passer la population de 383 habitants en 1968 à près de 1900 en 2005, pourrait laisser penser que les racines religieuses locales tendent à disparaître.
Mais il est évident que l'influence protestante a été importante dans le développement du village.

26.12.2005

A voir dans le village

A voir dans le village :



* Un temple protestant (la Vaunage étant historiquement un pays de forte résistance protestante):

Pendant le Moyen-Age, le temple actuel faisait partie du diocèse de Nîmes. D’après une ancienne charte de 430, sous le règne de Louis IV, il fut offert au chapitre de la cathédrale de Nîmes et le quart de ses revenus allait aux évêques, les trois quarts au prieuré de Saint-Baudille.

À la fin du XVIIe siècle, Monseigneur Seguier vint visiter la paroisse.
Il trouva l’église ruinée et cinq catholiques dans le village.

Au moment de la révocation de l’Edit de Nantes, on enregistra de nombreuses conversions.
Suite à un rapport du Ministre des Cultes, en date du 27 Ventose An XI, le premier Consul prit un décret le 8 Germinal An XI qui donnait définitivement l’église aux Protestants (cet édifice était à l’époque une des rares églises fortifiées).

Le temple ne manque pas d’allure.
On y accède par une petite rue bordée de vieilles maisons et l’on se trouve devant une abside formée de murs épais en moellon et séparés par des pilastres. L’édifice est surmonté d’un joli clocher.
La sobriété intérieure de ce lieu de culte huguenot souligne la majesté imposante d’une voûte en plein cintre.




* Un lavoir de la fin du 19ème siècle :

Les bassins du Lavoir de la Fontaine furent construits en 1822.
Le 27 juillet 1817, le Conseil municipal décide une souscription volontaire.
Le besoin de bassins est tellement important que la souscription rencontre un vif succès : 100 engagements ! Un premier plan est proposé par l’ingénieur des Ponts et Chaussées Léon Durand en 1819 : plan qui sera modifié en 1822.

Le 21 septembre, quelques conseillers municipaux écrivent au Maire pour demander l’élargissement à cinq pans des lavoirs, pour permettre le travail de deux femmes en vis-à-vis.
En 1834 et jusqu’à son décès (1850), l’un d’entre eux, Louis Card, poursuivra la commune pour divers litiges en rapport avec les bassins (construction et nettoyage d’aqueducs pour l’évacuation des écoulements des bassins). Les lavoirs devaient, en 1891, bénéficier d’un aménagement appréciable.

Antoine Dombre (futur Maire et fondateur du Château Langlade), respectant les dernières volontés de son frère Henri-David fait construire « un hangar pour abriter les lavoirs publics. Les laveuses seront désormais à couvert de la pluie et du soleil ».


En remerciement, la municipalité fait placer une plaque commémorative que l’on peut toujours lire. Au XIXe siècle, la recherche d’eau devient inévitable ainsi que le renforcement du débit des sources déjà en fonction. Des essais sont effectués pour améliorer le débit de la fontaine qui alimente le lavoir.

En 1902, le maire soumet à son conseil municipal un devis pour ouvrir une galerie « à travers le massif qui domine le village » afin de rechercher de l’eau.
Le projet peu coûteux est garanti par le savoir-faire de son auteur, l’architecte J. Séraphin, qui affirme que seul un drainage permet de capter le volume d’eau propre nécessaire pour augmenter le débit de la fontaine.

En 1905, la municipalité achète 390 m² de terres au Cabanis dans laquelle est établie une galerie de captation. Une galerie de quelques dizaines de mètres est creusée, elle est d’ailleurs encore visible de nos jours. Mais, le doute est permis sur son efficacité quant au volume d’eau drainée.
La galerie ne semble pas avoir été menée à terme.
Le XXe siècle verra le mode d’approvisionnement changer.
Il devient concerté, aménagé et géré par un syndicat regroupant plusieurs communes.
Langlade donne son accord en 1932 pour une participation financière de 276 426 francs.
L’extraction de l’eau se fera sur la commune de Bernis.
C’est le 1er août 1938 que l’eau coule pour la première fois.
Cette adduction d’eau qui alimente alors 13 fontaines et 17 bouches d’incendie, permet alors à Langlade de faire face au développement résidentiel.

Une fête des eaux se déroule les 26 et 27 août 1938.
Les travaux sur l’ensemble de la Vaunage prirent un an.




* Les Capitelles :

Les capitelles : nombreuse en Vaunage et notamment à Langlade, elles sont souvent enfouies dans la garrigue qui a envahi les terres après la destruction de la vigne par le phylloxéra.




* Un très beau moulin à vent restauré, le "Moulin de Cavalier" :

Ce moulin est situé sur une hauteur dominant Langlade.
On y accède par le Chemin du Moulin-à-vent.

Le moulin de Langlade est mentionné pour la première fois en 1211, lors d'une reconnaissance passée par Guillaume Alban, pour deux terres sises au lieu dit " Ad Molinar " (au Moulin).
Le Cartulaire du Chapitre de Nismes, fait de même état de possessions ecclésiastiques sur le territoire de Langlade.

En 1597, deuxième mention lors de l'établissement du comtois à clausades, concernant la redevance foncière. En 1634, la Carte de Tassin situe le moulin sur une hauteur.
En 1693, le moulin est encore un bien noble, il est donc exempt de taille.

Aujourd’hui, il est connu comme « Moulin de Cavalier » en souvenir de la halte faite par Jean Cavalier, chef Camisard (Camisards : résistants protestants), le 15 avril 1704, jour de la défaite à Nages.
Sa troupe composée de 800 fantassins et de 200 cavaliers quitta Caveirac où ils avaient logé la nuit pour rejoindre Langlade.
À la fin de l'après-midi, cerné de toutes parts, Cavalier gagne les hauteurs de Langlade. Embusqué près du moulin, le Bataillon de Hainaut (dragons du Roi) l'attendait.
Ce fut le moment le plus sanglant du moulin…

En 1781, le moulin est situé sur la carte de Cassini. En 1809, le moulin est mentionné dans le recensement des moulins en activité.
En 1835, il est mentionné sur le cadastre Napoléonien. À l’époque, de grandes surfaces étaient réservées aux céréales et l’activité du meunier était important en Vaunage. Jusqu’à l’apparition de meuneries dites industrielles en 1809 à Nîmes et à la disparition des céréales au profit de l’extension des vignobles, au début du XIXe siècle. En 1868, le moulin est mentionné sur le dictionnaire topographique du Gard de E.Germer-Durand.
En 1906, trente hectares de pins d'Alep sont plantés au Castellas et au Moulin à Vent. En 1992, il devient propriété de la commune.

Le moulin à vent "Cavalier" a été restauré le 19 juin 2004. Récemment restauré dans son authenticité, il est actuellement en parfait état de marche avec une toiture tournante qui permet au meunier de suivre la direction du vent.
Outre sa tour en forme de fût cylindrique régulier, l’on peut noter la noblesse de sa couronne en pierre de taille qui supporte un toit orientable mais aussi ses meurtrières mystérieuses, dont l'usage a pu être la ventilation des meules et du mécanisme, évitant ainsi l'échauffement.
Son équipement est classique, une paire de meules entraînées par les ailes à toiles.




* Le Vignoble :

La vigne est une culture traditionnelle en Vaunage et son développement remonte aux Romains.
Le Roi René (dernier des Princes d'Anjou, régnant sur la Provence, la Loire, la Lorraine, l'Italie, l'Europe Centrale), installé à Tarascon, et d'autres Seigneurs étrangers venaient déjà s'y approvisionner.

Puis, par un édit du 10 novembre 1696, Louis XIV accorda à Langlade des armoiries « d’Argent à trois échalas de Sinobre », confirmant la notoriété dont jouissaient les vins de Langlade auprès de la Cour Royale.

L’implantation du vignoble langladois atteignaient 140 hectares en 1652.
À l’aube du XIXe siècle, le vignoble occupant 70 % de la culture, devient culture dominante : 600 hectares de vignes à petit rendement.

Entre 1873 et 1876, le phylloxéra, petit insecte venu d’Amérique, attaque les racines de la vigne et entraîne la destruction complète du vignoble.

Alors, en 1882, la replantation commence notamment avec Henri et Antoine (Tony) Dombre pour atteindre 200 hectares en 1904, essentiellement en plaine et coteaux.

En 1905 les VDQS « Coteaux du Languedoc » deviennent Vins d’Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) avec, pour seule commune du Gard, Langlade.

Le vignoble d’antan se reconstruit peu à peu et aujourd'hui, le vignoble du Château Langlade s'étend largement sur ce terroir historique du "Vieux Langlade" en garrigue, avec ses sols pierreux brûlés de soleil, ses senteurs de chênes verts et de genévriers.
C'est ainsi que la production issue du Vieux Langlade est encore louée par des chants provençaux.




* Un centre du village vaunageol, particulièrement typique.

Bien que la population du village augmente chaque année, les nouvelles constructions plus spacieuses et/ou plus modernes n'ont pas dégradé un magnifique centre historique du village, avec ses magnifiques demeures des siècles précédents ou maisons individuelles en pierres apparentes.




* La gare :

La gare de Langlade est située sur ce qui fut la ligne « Nîmes-Le Vigan-Tournemire-Roquefort ».
Cette dernière section de ligne était destinée à assurer le transport des militaires vers le Larzac.
Pour comprendre le rôle de la gare de Langlade, il faut appréhender la création des différentes lignes liées entre elles.

Dès le 11 mars 1872, une ligne est ouverte entre Lunel et Sommières, par Junas et Ganges.
Le 20 juillet 1874, elle est prolongée jusqu’au Vigan (longueur totale de 82 km) et le 11 juillet 1881 verra la création d’une relation « Ales-Mas des Gardiesquissac », avec embranchement à Lezan vers Anduze. Mais l’itinéraire le plus important est créé le 30 septembre 1882, avec la liaison « Saint-Césaire-Sommières-Les Mazes le Crès (non loin de Montpellier) ».

Alors que la relation « Ales-Quissac » pouvait permettre de détourner les trains en cas d’obstruction de la ligne « Alès-Nîmes » (ce fut le cas à l’occasion du tragique déraillement de Nozières en 1957 ou des inondations ayant emporté le pont de Ners en 1958), la ligne « Saint-Césaire–Sommières-Les Mazes Le Crès » était prévue pour permettre des détournements en cas d’obstruction, entre Nîmes et Montpellier, de la ligne « Tarascon-Sète ».

Ces relations présentaient donc un intérêt stratégique particulièrement important, notamment sur le plan militaire en cas de conflit et de destruction d’ouvrages d’art sur les axes principaux.
On a commencé à voir circuler sur ces lignes, des automotrices à vapeur, ancêtres des autorails, des machines à vapeur remorquant des voitures équipées de banquettes en bois, puis des autorails FNC et enfin des autorails Picasso.

La ligne « Lunel –Gallargues–Sommières » sera fermée le 1er juin 1931 pour les voyageurs et, 10 ans plus tard, pour les marchandises. Pour « Nîmes-le Vigan », les fermetures seront progressives : « Sommières-Le Vigan » le 9 mars 1969, et « Nîmes-Sommières », le 18 janvier 1970.
La SNCF assure ensuite un service routier de substitution, mais ponctuellement des affrètements de trains de voyageurs, nous rappellerons que cette ligne et ses gares constituaient une partie de l’histoire de notre pays. C’est ainsi que des circulations après fermetures ont eu lieu.

Comme anecdote la plus croustillante, on notera la circulation entre Langlade et Ganges, d’un autorail panoramique pour des élections cantonales, le 24 février 1985.
Cet autorail tractant deux remorques a été affrété par M. Cambacérés alors Maire de Sommières.
Cette initiative a connu un vif succès de curiosité auquel on peut ajouter celui de l’élection de son promoteur.

Mais encore, le 23 avril 1983, on signalera la circulation d’un autorail panoramique d’études ferroviaires et le 24 mars 1987, celle d’un train spécial avec voitures grandes lignes, pour l’Amicale laïque de Sommières.
En ce qui concerne le trafic marchandises « Ganges-Le Vigan » a fermé le 1er avril 1987.

Le 3 octobre 1988, les inondations emportent la voie entre Caveirac et Saint-Césaire. Elle ne sera pas reconstruite. En 1991, la ligne « Nîmes-Ganges » est définitivement fermée. Autre anecdote, en 1994, 10 jours avant la dépose des rails, FR3 tourne son émission « Faut pas rêver » en utilisant une camionnette 504 Peugeot sur les rails entre Quissac et l’entrée du Vigan ainsi que vers Alzon et l’Hospitalet du Larzac.

Cette ligne a connu un trafic marchandises important pour l’époque et la gare de Langlade a expédié de nombreux wagons de barriques de vins ou des raisins de table (chasselas).

La gare de Langlade a de même joué un rôle important dans l’approvisionnement en marchandises de la Vaunage, sous l’occupation allemande.

Le bâtiment fait partie intégrante du patrimoine que nous avons le devoir de préserver.
Ses infrastructures permettaient aux trains de se croiser et les aiguillages étaient bien évidemment à commandes manuelles.

Nombreux sont les collégiens et lycéens à avoir emprunté l’autorail pour se rendre dans leurs établissements scolaires. Aujourd’hui, le Conseil général du Gard a racheté la voie ferrée pour en faire une « voie verte » à l’usage des promeneurs et autres cyclistes.
La commune a acquis une partie de l’emprise SNCF pour y aménager des activités touristiques et culturelles.




* La Cave du Château Langlade des Frères Cadène :

Cette cave de type industriel et à l'architecture unique fut construite par Tony Dombre, Maire de Langlade et arrière grand-père des propriétaires actuels, devenus "Cadène".

La Cave ancestrale comprend 3 unités :
- un chais de vinification ;
- un chais d'élevage en barriques ;
- un chais d'élevage en foudres de chêne de Russie (entre 90 et 120 hectolitres), ou en cuves.

Une magnifique voûte en parefeuilles provençaux (reposant sur une structure métallique de Baltard, sur les modèles de Eiffel) double la toiture classique en tuiles et créee un matelas d'air immobile, assurant une isolation thermique et hygrométrique constante toute l'année.
L'accès à l'étage supérieur (sommet des foudres et des cuves) est permis par un chemin de ronde extérieur, incliné et contournant la cave.
Les bennes à vendanges sont vidées directement par gravité, en raisins entiers, dans les cuves de fermentation.
Les vinifications sont conduites, par cépages séparés, avec maîtrise de la température.
Sous le chemin de ronde, des caves obscures semi-enterrées permettent une conservation idéale des différents millésimes mis en bouteilles au Château.

Dès 1901, l'installation remarquable du cellier était consacrée par un Diplôme d'Honneur obtenu au Concours de la Société d'Agriculture du Gard.

En 1928, une médaille d'Or a également était obtenue à l'occasion de l'exposition vinicole de la Vallée et des Côtes du Rhône.

Données générales de Langlade



Population (1999) : 1 839 hab

Rang national (population) :
4 889e

Superficie : 9 km²

Densité de population : 204 hab / km²

Gentilé : Langladois, Langladoises

Taux de chômage (1999) : 14,5%

Revenu moyen par ménage : 27 521 € / an

Prix moyen de l'immobilier (vente) : 3 197 € / m²

Prix moyen de l'immobilier (location) : 12,22 € / m² / mois




Référendum sur la Constitution Européenne (29 mai 2005) :

Oui : 44,08%

Non : 55,92%

Abstention : 22,61%



Evolution de la population :

Population (1999) : 1 839 hab (4 889e rang en France)

Population (1990) : 1 603 hab (5 290e rang en France)

Variation de population 1990 - 1999 : + 236 hab (2 237e rang en France)

Solde naturel 1990 - 1999 : + 71 hab (3 296e rang en France)

Solde migratoire 1990 - 1999 : + 160 hab (2 438e rang en France)

Taux annuel moyen de variation de la population 1990 - 1999 : + 1,5% (1 349e rang en France)



Structure de la population :

Hommes : 49,9%

Femmes : 50,1%



Pyramide des âges :

Plus de 75 ans : 4,5%

60 - 74 ans : 12,1%

40 - 59 ans : 39,9%

20 - 39 ans : 24,3%



Ménages :

Nombre total de ménages : 671

Ménages de 1 personne : 15,2%

Ménages de 2 personnes : 34,3%

Ménages de 3 personnes : 21%

Ménages de 4 personnes : 21,8%

Ménages de 5 personnes : 6,7%

Ménages de 6 personnes ou plus : 1%



Revenus :

Revenus moyens par ménage : 27 521 € / an



Emploi :

Population active totale : 875

Taux d'activité entre 20 et 59 ans : 80%

Chômeurs : 127

Taux de chômage (1999) : 14,5%

Actifs : 47,6%

Retraités : 14,8%

Jeunes scolarisés : 26%

Autres personnes sans activité : 11,6%

Agriculteurs : 0,5%

Artisans, commerçants, chefs d'entreprise : 8,9%

Cadres, professions intellectuelles : 16,7%

Professions intermédiaires : 28,1%

Employés : 30,5%

Ouvriers : 15,8%



Niveau d'études (> 15 ans) :

Encore scolarisé : 11,2%

Sans diplôme : 9%

Niveau CEP : 12,7%

Niveau BEPC : 9,7%

Niveau CAP ou BEP : 20,5%

Niveau Bac ou Brevet Professionnel : 14,1%

Niveau Bac+2 : 10,9%

Niveau Supérieur : 11,9%



Etablissements scolaires :

Ecoles primaires et maternelles : 1



Créations d'entreprises :

Nombre de créations d'entreprises (2004) : 14



Services disponibles :

Garages : 3

Maçons : 0

Electriciens : 2

Epiceries : 0

Boulangeries : 1

Boucheries : 1

Bureaux de poste : 1

Librairies : 0

Drogueries, quincailleries : 0


Salons de coiffure : 1

Cafés : 1

Bureaux de tabac : 1

Restaurants : 1

Dentistes : 1

Infirmiers : 2

Médecins : 2

Pharmacies : 1




Types d'établissements :

Nombre d'établissements total : 107 (100%)

Industries agricoles et alimentaires : 2 (1,9%)

Industries des biens de consommation : 3 (2,8%)

Industries automobiles : 0

Industries des biens d'équipement : 2 (1,9%)

Industries des biens intermédiaires : 1 (0,9%)

Energie : 0

Construction : 15 (14,0%)

Commerce : 27 (25,2%)

Transport : 4 (3,7%)

Activités immobilières : 4 (3,7%)

Services aux entreprises : 29 (27,1%)

Services aux particuliers : 5 (4,7%)

Education, santé, action sociale : 15 (14,0%)



Logement :

Nombre total de logements : 715

Résidences principales : 93,8%

Résidences secondaires : 4,2%

Logements vacants : 2%

Maisons individuelles : 90%

Appartements : 8%

Autres types de logements : 1,9%

Propriétaires : 84,8%

Locataires : 13,4%

Personnes logées gratuitement : 1,8%

Studios : 0,6%

Logements 2 pièces : 3,6%

Logements 3 pièces : 13,6%

Logements 4 pièces : 29,8%

Logements 5 pièces ou plus : 52,5%



Voitures :

Ménages sans voiture : 4,5%

Ménages avec 1 voiture : 36,1%

Ménages avec 2 voitures ou plus : 59,5%

Economie

Langlade, on l'a vu, a su développer au fil du temps un vignoble de qualité produisant des vins dont la réputation a largement débordé les frontières de notre département et même de notre pays.

Auparavant (essentiellement au 19ème siècle) l'olivier a aussi participé à la richesse locale.

La culture des céréales quant à elle a totalement disparu lorsque la pratique des échanges commerciaux a succédé à l'économie de subsistance.

Egalemenbt, les garrigues ont longtemps favorisé l'élevage du mouton, activité désormais complètement abondonnée.

L'élevage du vers à soie a existé à l'âge d'or du textile dans le Gard, mais n'a jamais eu d'importance.

Actuellement on assiste à une relance de la viticulture avec un redéploiement de la vigne en garrigue, sur le terroir réputé du "Vieux Langlade", afin d'obtenir des vins de qualité concurentielle.

Mais c'est l'installation d'un nouvel artisanat et l'arrivée de sociétés semi-industrielles, certaines orientées vers les nouvelles technologies, qui créent le plus d'emplois et qui se développent largement.



Voir également le lien suivant.

24.12.2005

L'évolution démographique

L'évolution démographique d'une collectivité est en étroite relation avec le contexte économique local, l'existence de moyens de communications et la qualité de vie recherchée par les uns et les autres.

En 1364 on comptait 265 habitants à Langlade. Durant plusieurs siècles la population est restée à ce niveau et ces trois dernières décenies ce fut l'explosion démographique.

On peut distinguer quatre phases concernant l'évolution démographique:

- Le peuplement autochtone jusqu'au XVIIIème siècle.

- Le flux migratoire lié à la richesse du village au XIXème siècle.

- La baisse et la stagnation entraînées par les problèmes économiques, qui ont commencé avec la destruction des vignes par le phylloxera.

- L'explosion démographique de l'après seconde guerre mondiale.



Peuplement autochtone

La population, essentiellement agricole transmet ses biens de pères en fils. Bien que subissant les grandes épidémies les naissances maintiennent le même niveau de peuplement.

Les quelques apports étrangers proviennent des mariages entre ressortissants langladois et habitants des communes voisines.

Le flux migratoire lié à la richesse

Au XIXème siècle, Langlade connaît un enrichissement sans précédent grâce aux activités commerciales liées à la production vinicole.

Cette expansion entraîne des besoins nouveaux en artisanat de soutien, en journaliers et personnels domestiques. La population est doublé en 75 ans et atteint à la veille de la catastrophe du philloxera presque 700 habitants.

Cette période oppulente s'achève avec la destruction du vignoble. Plus de 200 habitants quitterons le village faute d'emploi.

La stagnation

Les crises viticoles du début du XXème siècle, les conséquenses économiques de la première guerre mondiale et aussi la mécanisation qui remplace l'homme par les machines ont des effets négatifs sur l'emploi. En 1936 la population du village redescend à 269 habitants.

L'explosion

Dès le lendemain de la seconde guerre mondiale deux comportements des Français auront des conséquences importantes sur l'évolution démographique. D'une part l'acharnement à reconstruire et d'autre part l'apparition d'une philosophie qui donne une première place à la qualité de la vie. Les villages accueillent les ouvriers et les fonctionnaires employés dans la ville proche. Langlade est touché par ce phénomène et voit sa population multipliée par cinq en 32 ans.


Actuellement il semble que Langlade s'oriente vers une période de stabilité démographique, ou de moindre expansion.


Voir également le lien suivant

17.12.2005

Liens

* L'excellent Site, très complet, sur la Vaunage


* Site de l'association de familles rurales de Boissières


* Le Site de Gérard Verhoest sur Calvisson


* Un Blog sur Caveirac


* Le Site de Clarensac


* Le Site de Jacques Roignot sur Langlade


* Le Site officiel de Saint-Dionizy


* Le site sur le Château Langlade, un des plus
anciens domaines viticoles de la Vaunage




Toutes les notes